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Territoire & Économie locale

Côtes-d’Armor : carte, département 22 et vie économique

Les Côtes-d’Armor, département numéro 22, occupent le nord de la Bretagne. Trois pôles, un long littoral, un intérieur agricole et une économie de petites unités : la carte explique une bonne partie de ce qui s’y passe.

Une falaise du littoral breton domine un petit port de pêche abrité, coques échouées à marée basse sur le sable

Situation et limites

Le département est bordé au nord par la Manche. Il touche le Finistère à l’ouest, le Morbihan au sud, et l’Ille-et-Vilaine à l’est. Sa superficie approche les six mille neuf cents kilomètres carrés, ce qui le place dans la moyenne haute des départements français, et il compte un peu plus de trois cents communes.

Numéro
Le 22. Il ouvre tous les codes postaux du département.
Préfecture
Saint-Brieuc, au centre de la baie du même nom.
Sous-préfectures
Dinan à l’est, Guingamp au centre, Lannion à l’ouest.
Ancien nom
Côtes-du-Nord, jusqu’au changement de dénomination intervenu en 1990.

Lire une carte du 22

Trois bandes se lisent immédiatement. Le littoral, découpé, qui va de la côte d’Émeraude à l’est à la côte de granit rose à l’ouest, en passant par la baie de Saint-Brieuc et le Goëlo. L’arrière pays agricole, plus discret, qui porte l’essentiel de la production. Et l’intérieur, plus haut et moins peuplé, autour des landes et des monts du centre Bretagne.

Cette organisation se retrouve dans les codes postaux, qui commencent tous par 22 : 22000 pour Saint-Brieuc, 22100 pour Dinan, 22200 pour Guingamp, 22300 pour Lannion. Une adresse dont le code postal commence par 22 est donc dans le département, mais la réciproque mérite attention : certaines communes limitrophes travaillent quotidiennement avec des bassins d’emploi situés dans le département voisin.

Une carte routière dépliée sur un capot de voiture, un doigt désignant une ville au bord du trait de côte
La carte administrative et la carte des habitudes ne coïncident pas : les bassins d’emploi débordent les limites départementales.

Une économie de petites unités

La structure économique du département tient en une caractéristique : beaucoup d’entreprises, peu de très grandes. L’agroalimentaire y occupe une place de premier plan, prolongement direct d’une agriculture puissante. Les métiers du bâtiment y sont nombreux, portés par un habitat dispersé et un parc ancien. Le tourisme littoral apporte une saisonnalité marquée, qui pèse sur le commerce comme sur l’emploi.

Un pôle fait exception à ce paysage de petites unités : l’ouest du département, autour de Lannion, accueille depuis des décennies une concentration d’activités liées aux télécommunications et à l’optique, héritée de l’implantation de laboratoires de recherche.

Un territoire de petites entreprises encaisse mieux les chocs et rebondit plus lentement. Il n’a pas de géant qui tombe, mais il n’a pas non plus de géant qui relance.

Travailler et vivre dans le 22

  • Des temps de trajet domicile travail courts par rapport à la moyenne nationale.
  • Un coût du logement inférieur à celui des métropoles, sauf sur la frange littorale.
  • Des tensions de recrutement fortes dans le bâtiment, l’industrie et les soins.
  • Une saisonnalité qui structure l’emploi commercial et hôtelier du littoral.
  • Une desserte routière correcte d’est en ouest, plus difficile du nord au sud.

Le dernier point pèse plus qu’on ne l’imagine sur les décisions d’implantation. Un même trajet peut prendre le simple ou le double selon l’axe emprunté, ce qui oriente le choix d’une zone d’activité autant que le prix du terrain.

Le 22 dans la Bretagne

Rapporté aux trois autres départements bretons, le 22 se distingue par une densité plus faible, une part agricole et agroalimentaire plus élevée, et une métropolisation moindre. Ces caractéristiques se lisent mieux à l’échelle régionale, dans l’économie de la Bretagne, et se traduisent en politiques publiques dans le plan de relance du département 22.